J’aime la mort #ESSAIS

J’aime la mort. Pas celle du triste reflet de la réalité de la vie, non. J’aime la mort des héros dans les livres et dans les films. Vous savez, ces morts qui prennent aux tripes, qui nous soutirent des larmes inattendues et qui nous font grandir un peu plus. Ces morts dont on se souvient tous. Et bien je les aime, je les adore même ! Ces personnages qui meurent presque toujours de manière héroïque ou affreusement atroce. Ce moment où la Faucheuse arrive de manière inattendue dans le déroulé de l’histoire et fait tout basculer. Ce sont les minutes des films que je préfère et les passages de mes livres préférés.

Me prenez vous pour un monstre ? Pourtant ces morts reflètent la vérité sur le monde qui nous entoure. Oui, les héros ne sont pas éternels et meurent comme tout le monde. Je trouve que ces morts ramènent brutalement à la réalité dans un film ou dans un livre. Le héros se sent invincible, tout puissant, et sa mort rend compte que même les êtres les plus puissants finissent six pieds sous terre, comme nous tous. On est tous égaux face à cela. Pauvres, riches, puissant, avocats, ouvriers ou même Président ; à la fin, on est tous les mêmes face au sort final.

Alors, les héros dans ces histoires fantastiques et irréelles montrent bel et bien cette égalité face à la mort et j’adore ça. Pleurer pour un de ces héros mourant est une sensation plaisante ; j’ignore comment vous la décrire.

J’aime les vérités et les tristes réalités car, au final, ce sont bien elles qui forgent nos caractères. L’hypocrisie est ce qui forge nos sociétés, avec cet idéal de la vie qui nous ferait presque oublier la mort. Tandis que la vérité est ce qui nous forge nous, dans chaque parcelle de notre esprit, avec la réalité de la mort avec laquelle nous devons apprendre à vivre pour se projeter dans le futur. Mais n’oubliez pas une chose : ne regrettez jamais rien. La vie, la mort, deux périodes auxquelles nous sommes obligés de penser mais avec lesquelles nous pouvons vivre sereinement si nous nous rappelons à quoi elles mènent : une paix intérieur éternelle.

 

Au plaisir d’écrire, MOTSDITS.

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