Maman

Elle la regarde,
Avec sa petite mine hagarde.
Elle la fixe de haut en bas,
Lui dit quand ça ne va pas.
Mais quelques fois,
Lorsqu’il n’y a plus de confiance en soi,
Un conflit prend vie,
Entre la mère et la fille.
Mais ce n’est qu’éphémère,
Comme la haine qu’elles libèrent.
Alors, elle fait place à des mots, des paroles.
Les gens autour penseraient qu’elles sont folles,
Mais peut importe.
Cette cacophonie l’emporte,
Sur cette marée de regards méprisants.
Mais après les mots, survient un moment des plus excitants.
Ce merveilleux moment où l’une prend brutalement l’autre dans ses bras,
Jurant qu’elle sera toujours là.
La mère et la fille, dans ce câlin explosif,
Cet entremêlement de sentiments à vifs,
Un enlacement ardent,
Où règnent simplement les sentiments.
S’ensuit un long discours silencieux.
Un discours où seul l’âme s’exprime,
Entre cette mère et sa fille.
C’est par leurs yeux humides d’amour,
Que tous les pardons du monde sont prononcés, tout court.
Cette dévotion l’une à l’autre est sans pareille.
Quand on sait que l’une serait prête à remuer le ciel,
On sait que l’autre pourrait déplacer la terre.
C’est une osmose, un enchevêtrement de sentiments.
Et oui, c’est bien de toi dont je parle, Maman.

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